
À Paris, l’Institut du monde arabe expose jusqu’au 28 février 2027 une quarantaine de costumes et de parures de mariées venues d’Algérie, du Maroc et de Tunisie. Pour une future mariée qui hésite entre robe blanche, caftan ou double tenue, c’est une mine d’idées vue de près.
- Exposition « Vive la mariée ! » à l’Institut du monde arabe, Paris 5e, du 29 septembre 2026 au 28 février 2027.
- Une quarantaine de costumes et parures des XIXe et XXe siècles, jamais montrés en France selon la Ville de Paris.
- Des œuvres de 27 artistes contemporains, principalement des femmes, sur les rituels du mariage au Maghreb.
Que montre l’exposition « Vive la mariée ! » ?
Le parcours réunit, selon la fiche publiée par la Ville de Paris, « une quarantaine de costumes et parures jamais présentée en France », issus de collections marocaines, algériennes et tunisiennes. Ces pièces patrimoniales dialoguent avec le travail de 27 artistes contemporains, originaires du Maghreb ou de ses diasporas.
L’exposition s’inscrit dans la Saison Méditerranée menée par l’Institut français, rappelle La Presse de Tunisie. Le quotidien décrit un parcours qui suit les étapes du mariage : le trousseau, la confection des vêtements, la transmission des savoir-faire, la préparation de la fête et la dimension protectrice des rituels.
Pourquoi les femmes y tiennent le premier rôle
Le propos ne s’arrête pas à la mariée. Il met en lumière l’entourage féminin qui la prépare bien avant le jour J : mères, tantes, amies, artisanes. Time Out Paris parle d’une « généalogie féminine du mariage maghrébin » et cite les thèmes abordés : transmission, pression des injonctions, puissance, sororité et liberté.
Un mot revient souvent dans les textes de l’exposition : farah, qui signifie « joie » en arabe et désigne aussi le mariage dans certaines régions. Il dit bien l’esprit de ces noces qui durent souvent plusieurs jours, avec plusieurs changements de tenue.
Des pièces précises à observer
Côté marocain, le site LesMRE signale une coiffe appelée touqida, portée le sixième jour des noces, le youm el-hzam, au sein d’un ensemble des XIXe et XXe siècles. Il évoque aussi une tenue de mariée de Béni Mellal, dans le Moyen Atlas, photographiée par Jean Besançenot entre 1934 et 1939.
Pour la Tunisie, Webdo cite la collection de costumes tunisiens de Dar Chraiet, présentée à travers Farès Chraiet, ainsi qu’une céramique de l’artiste Meriem Bouderbala. Les artistes marocaines Ymane Fakhir, Sara Ouhaddou et Ghizlane Sahli figurent aussi au programme.
Ce qu’une future mariée peut en retenir pour sa tenue
Voir ces costumes de près aide à comprendre ce qui fait la richesse d’une tenue de mariée traditionnelle : la superposition des pièces, le poids des broderies, la place des bijoux et de la coiffe. Ce sont autant de repères pour dialoguer avec une couturière ou une boutique, plutôt que de partir d’une simple photo trouvée en ligne.
Beaucoup de couples aux racines maghrébines prévoient aujourd’hui deux temps : une robe pour la mairie ou la cérémonie, puis une ou plusieurs tenues traditionnelles pour la soirée ou le henné. L’exposition montre que ces changements de tenue ne sont pas une mode récente, mais le prolongement de fêtes qui se déroulaient déjà sur plusieurs jours.
Elle invite aussi à penser la transmission. Une parure de famille, une ceinture ou une coiffe héritée peuvent trouver leur place sur une robe moderne. Avant de les porter, mieux vaut les faire examiner par une couturière : les tissus anciens et les fils métalliques supportent mal les retouches improvisées.
Comment préparer sa visite
L’Institut du monde arabe se trouve au 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, dans le 5e arrondissement de Paris. La Ville de Paris conseille de réserver, et indique des tarifs allant de 0 à 11 euros ; les horaires sont à vérifier directement auprès de l’institut avant de vous déplacer.
Venir avec sa mère, sa sœur ou ses témoins a du sens : c’est précisément le cœur du sujet. Un carnet ou quelques photos (si elles sont autorisées dans les salles) permettront ensuite de montrer à votre styliste les détails qui vous ont plu, une encolure, une broderie, une manière de draper un voile.
Questions fréquentes
Jusqu’à quand voir « Vive la mariée ! » ?
L’exposition se tient du 29 septembre 2026 au 28 février 2027 à l’Institut du monde arabe, selon la Ville de Paris.
Quels pays sont représentés ?
L’Algérie, le Maroc et la Tunisie, avec des costumes et parures des XIXe et XXe siècles et des œuvres d’artistes contemporains.
L’exposition parle-t-elle seulement de la robe ?
Non. Elle couvre tout le parcours du mariage, du trousseau aux rituels, et le rôle des femmes qui entourent la mariée.
